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Alzheimer et Démences

Publié le 17 sep 2009Lecture 2 min

PAQUID, l’observatoire de la maladie d’Alzheimer du Sud-ouest, a déjà 20 ans !

Dr Laurence Hugonot-Diener
JF. Dartigues a rappelé les deux objectifs, avant-gardiste en 1987, de PAQUID : étudier le vieillissement physiologique et pathologique du cerveau, et décrire la perte d’autonomie après 65 ans dans la vraie vie (et non à partir de données forcément biaisée provenant des services hospitaliers ou des médecins spécialistes).
Sur 5 554 personnes contactées, 3 777 ont été incluses dans l’observatoire, soit un taux de participation de 68 %, ce qui fournit un échantillon représentatif de la population de la région Aquitaine. C. Helmer a fait le point des résultats épidémiologiques. Il en ressort que la prévalence des syndromes démentiels est de 18 % chez les plus de 75 ans, ce qui permet de calculer, en extrapolant ces données, que le nombre de patients atteints d’un syndrome démentiel en France est de l’ordre de 860 000. Les femmes sont plus souvent atteintes, et un sujet non marié à 1,9 fois plus de risque de présenter un syndrome démentiel, et 2,3 fois plus de risque de développer une MA qu’une personne mariée. Le rôle protecteur de la consommation modérée de vin (2 à 3 verres par jour) a été validé dans les autres cohortes, mais contrairement aux résultats obtenus dans PAQUID, le rôle protecteur apparaît quel que soit le type d’alcool consommé. La consommation de poisson protège comme celle de vitamine E : ceux qui en mangent le moins ont 2,9 fois plus de risque d’être atteint d’une MA que ceux qui en mangent le plus. L’aluminium dans le réseau d’adduction d’eau augmenterait le risque et le silicium le diminuerait. Plus nouveau, le fait d’avoir des anticorps anti-herpes simplex virus augmenterait le risque de présenter une MA.  Enfin, les facteurs de risque vasculaire rapportés dans plusieurs travaux sont moins marqués dans PAQUID, que ce soit l’hypercholestérolémie, ou l’hypertension artérielle (HTA), même non traitée, et le diabète. Ces résultats surprenants sont peut-être liés à un biais de déclaration (pas de mesure de l’HTA mais simple recueil déclaratif), mais peuvent également être en rapport avec le « French paradox », ou bien résulter du fait que les patients vasculaires décèdent de ces pathologies avant de déclarer une MA. Depuis 20 ans, les résultats de PAQUID ont permis d’améliorer de façon importante notre connaissance de la MA.

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