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Epilepsie

Publié le 14 mai 2007Lecture 2 min

Bioéquivalence des génériques dans l’épilepsie : le doute s‘installe…

Dr Christian Geny
En France, les génériques sont rentrés dans les mœurs avec, certes, beaucoup de retard. Cette résistance à leur utilisation est plus en rapport avec les habitudes qu’avec un doute sur leur bioéquivalence. Pourtant certains praticiens ont rapporté quelques observations isolées de patients ayant présenté une crise au remplacement de leur antiépileptique par une substance générique. S’agissait il d’une coïncidence ou plutôt d’un problème d’équivalence ? En France, il existe peu de données sur ce sujet mais l’expérience est plus importante dans les pays anglo-saxons et dans le reste de l’Europe. Deux études ont été présentées à Boston suggérant un lien de causalité.
L’étude américaine (1) a interrogé par Internet 451 neurologues prenant en charge des patients épileptiques. Il leur a été demandé de se rappeler si un de leurs patients avaient présenté une crise lors d’une substitution par un générique. Un échantillon aléatoire de ces praticiens (n=150) a ensuite complété une fiche d’information. 57 sur les 69 incidents ont finalement été analysés. Les molécules génériques concernées étaient la phénytoïne, l’acide valproïque, la carbamazépine, le gabapentine et le zonizamide. Dans cette enquête, 89 % des médecins n’ont pas trouvé d’autres explications à la reprise des crises. Une autre étude (2) a été effectuée en Europe (Autriche, Suisse et Allemagne). 2 800 médecins ont été contactés par Internet. Les praticiens ayant répondu positivement ont été recontactés (n=606, soit 21,6 %). Il s’agissait de pédiatres (23,7 %), de neurologues (61,8 %) et de psychiatres. 44 % des praticiens ayant répondu au questionnaire ont considéré qu’il existait des problèmes de bioéquivalence entre génériques et médicaments d’origine.  Ces études rétrospectives peuvent être facilement critiquées en raison de leurs limites méthodologiques importantes et leurs conclusions ne peuvent en aucun cas être considérées comme définitives. Mais le doute s’étant « instillé », il apparaît important de vérifier cette hypothèse et de rétablir la confiance dans les anti-épileptiques génériques.

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