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Neurologie générale

Publié le 22 mar 2011Lecture 3 min

Le tapis roulant pour améliorer la marche

Dr Charles Gouraud
L'impact d'un accident vasculaire cérébral (AVC) même léger peut-être important chez les patients âgés. Ainsi, un petit déficit moteur peut confiner le patient à son domicile avec des conséquences importantes en termes de qualité de vie, de relations sociales, de déconditionnement musculaire et cardio-respiratoire. En effet, l'environnement familial et les séances de kinésithérapie au domicile sont souvent insuffisants pour maintenir l'autonomie du patient. Actuellement, en l'absence de données validées, il existe peu de recommandations précises dans la prise en charge des patients âgés après un AVC. Une équipe suisse a présenté à l’ International Stroke Conference, les résultats d'une étude contrôlée, randomisés évaluant de manière rigoureuse l’impact d'un programme d'activités aérobiques intenses sur tapis roulant (trois fois par semaine) par rapport à un programme classique de kinésithérapie (une à trois fois par semaine) pendant trois mois.
Au total, 38 patients victimes d'un AVC récent, âgés de plus de 60 ans avec un déficit léger modéré ont été inclus dans cette étude. Les critères principaux d'évaluation étaient le fitness cardio-vasculaire (VO2 max.) et la capacité de marche appréciée par le test des six minutes de marche. Les auteurs ont aussi apprécié la vitesse de marche sur 10 mètres, le score d'équilibre de Berg, la force musculaire de la jambe (cinq levées de chaise), la mobilité appréciée par l'échelle de Rivermead et la qualité de vie (SF12). Trente-six des 38 participants ont complété l'étude. Les patients ayant bénéficié d’un programme intensif ont eu une augmentation significative de la VO2 max. (30 % vs - 1 % ; p < 0,0001) et la distance de marche parcourue en six minutes (13 % vs - 6 % ; p = 0,01), de la vitesse de marche, du score sur l'échelle de Rivermead et du sous score mental de l'échelle SF12. Ces résultats positifs à trois mois ont perduré puisque les augmentations de la VO2 max. et de la performance de marche sont restées plus importante au bout d'un an de suivi (p = 0,002). En conclusion, cet essai randomisé permet de montrer la supériorité d'un programme d'activité physique intense sur la kinésithérapie classique. En outre, ce type de travail montre qu'il est possible d'évaluer l'impact d'activités physiques adaptées chez les patients avec un AVC et qu'il devient urgent de développer ce type de programmes pour éviter une perte de chance, améliorer l'autonomie et ainsi diminuer les coûts économiques et sociaux des AVC.

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